Les subjectivités collectives

Ouvrage dirigé par
Ugo Bellagamba, Éric Picholle & Daniel Tron

Éditions du Somnium,
coll. Sciences & Fictions à Peyresq 3

DATE DE PUBLICATION : janvier 2012

PAGINATION : 204 pages

ISBN : 978-2-9532703-6-5 

PRIX : 20 €

 

À son insu, l’auteur individuel en dirait-il plus sur la situation de son groupe social qu’il n’en sait consciemment ?

Pour la première fois, l’Université se saisit des «subjectivités collectives» introduites en 1986 par Gérard Klein, écrivain et théoricien de la science-fiction.

En sept sessions et autant d’articles, de son application à la littérature à la transmission des intuitions scientifiques, en passant par la psychanalyse et l’art contemporain, le concept est passé au crible d’une approche authentiquement transdisciplinaire.

Pourquoi les subjectivités collectives ?

Après Robert Heinlein et la pédagogie du réel puis Rudyard Kipling et l’enchantement de la technique, nous avons souhaité placer cette troisième édition des Journées interdisciplinaires sciences et fictions de Peyresq sous le signe plus théorique des « subjectivités collectives ».

Pourquoi les subjectivités collectives ?

En hommage, d’abord, à l’un des grands auteurs et théoriciens français de la science-fiction, Gérard Klein, qui nous a fait cette année l’honneur d’être des nôtres, et qui avait proposé ce concept vertigineux dans un important article de 1986, Trames & Moirés, réédité pour l’occasion dans le volume d’accompagnement de ces actes.
Si l’importance d’un champ d’étude se mesure à sa capacité à proposer des défis nouveaux, à faire émerger des problématiques originales, les subjectivités collectives sont la meilleure preuve, en France, de la pertinence des études en science-fiction, dont nos journées peyrescanes se veulent l’un des points de ralliement.

La vocation des premières éditions des Journées était avant tout de montrer la possibilité même d’une approche résolument interdisciplinaire des liens entre science et fiction et du travail collectif de chercheurs et de doctorants de toutes les disciplines, d’établir l’efficacité d’une méthode originale associant universitaires et écrivains pour mieux en explorer toute la richesse. Cette troisième édition franchit une étape en appliquant cette méthode à une problématique encore largement inexplorée.

Si nous avons choisi de parler des subjectivités collectives à Peyresq, ce n’est donc pas parce que nous étions à la recherche d’un sujet facile mais bien «parce que c’est difficile, parce que c’est le type de défi que nous sommes prêts à relever ; et parce que de tels objectifs peuvent servir à organiser et à prendre la mesure du meilleur des énergies et des talents » de notre jeune discipline.

  • Il y a des groupes sociaux composés de cyclistes et d’autres de philatélistes, de généraux, de banquiers, de buveurs de thé, d’amoureux, d’insomniaques ou d’amateurs de littérature fantastique. Une collection d’individus réunis dans une rame de métro constitue un groupe social si éphémère et si limité par le peu d’expérience commune qui le fonde qu’il en est presque virtuel. Il n’y a pas là de subjectivité collective puisque la communication fait défaut ; mais qu’un écrivain évoque cette expérience, et il peut en apparaître une, certes ténue.
    Trames & Moirés

On trouvera dans la synthèse des débats, ainsi que dans les articles plus techniques qui les accompagnent, les efforts des spécialistes réunis dans notre village alpin pour dégager et rendre opératoire le concept de subjectivité collective, et pour en distinguer la trace dans nombre de champs a priori orthogonaux, de l’art contemporain à la didactique des sciences en passant par la littérature et le cinéma. Notre espoir est qu’on y retrouve par surcroît une trace active de l’expérience peyrescane, tissée de passion, de rigueur, d’écoute et d’amitié.

Ces journées sont organisées par l’Université de Nice Sophia-Antipolis, l’Université François-Rabelais de Tours, l’ESPE d’Aquitaine et l’association Physique à Nice, avec le soutien de l’ABSL Nicolas-Claude Fabri de Peiresc Foyer d’humanisme.

Cet ouvrage est disponible en paiement en ligne par PAYPAL.
Prix : 23 € (port 0,01 € en sus)

Un règlement par chèque est possible.
Prix : 23 € (port 0,01 € en sus)